Parents, qui sommes nous à présent?

IMG_2275A l’occasion de cette nouvelle année, me voilà farfouillant dans mes archives photos pour une rétrospective des 10 ans écoulés. Je tombe sur cette photo…nostalgique je la montre à mon homme en lui disant : « Pourquoi ne sommes nous plus aussi rock’n’roll? » Il me répond : « On est parents ! »

Le couperet tombe… »So What ?! » Le passage du statut de Couple sans Enfant à Parents s’accompagne d’un abandon de notre désinvolture?! Sommes nous devenus conventionnels par choix? par contrainte de cadrer avec un standard ? ou simplement en oubliant de cultiver notre fougue?

Moi, Toi…Nous

« La famille c’est là où commence la vie et où l’amour ne finit jamais ». Chaque parent en lisant ces mots les comprend, ressent ce sentiment inconditionnel, et chaque parent sait aussi que pour éprouver cet émoi il a sacrifié quelque chose…oui mais quoi? Tout commence le jour où moi devient nous, on se détache d’une infime partie de notre impétuosité, par compromis, pudeur ou encore par souhait. Notre individualité devient dualité, et une nouvelle liberté s’offre à nous, plus forts à deux, on affronte les difficultés, on rit plus fort, on s’épanouit dans le regard de l’autre et non des autres, mais on s’oublie un peu aussi pour faire de la place, être sur le même tempo, éviter les désaccords pour maintenir l’équilibre. Un jour cet amour a besoin de grands espaces pour s’exprimer, et de couple on devient une famille.

Au revoir la spontanéité !

Avoir un enfant n’est déjà pas une mince affaire, un nouvel équilibre est à trouver, de nouveaux gestes, des étapes à franchir, des désarrois…et puis c’est l’aventure, ou plutôt le saut dans le vide, l’inconnu, la méconnaissance, les doutes, les craintes…on se raccroche souvent à ce qui a fait ou fait ses preuves. On prend exemple, on s’inspire et donc on se conforme à un mode d’éducation, de communication et d’attitude plus conventionnel. Que ce soit un choix conscient ou non, on glisse doucement vers ce standard qui permet de ne pas se sentir en décalage et surtout de ne pas imposer ce décalage à notre enfant qui affrontera demain le regard des autres et les règles de vie.

Un cadre, des horaires, un rythme…ça laisse peu de place à la spontanéité, et parfois sans comprendre pourquoi une situation, un mot de trop nous fait sortir de nos gonds ou nous donne un sentiment d’injustice. C’est notre petit « moi je » qui hurle et se rebiffe en voulant dire « oh !!! moi je suis tout au fond d’un petit tiroir alors n’en rajoutez pas ! » C’est là, qu’on décide de se faire un resto, une sortie, du shopping, un massage…c’est bien pourtant pas assez. Alors c’est quoi la solution?

Nous conventionnels…jamais !

Il ne faut jamais dire jamais, mais abandonner son audace n’est pas non plus une solution. Je suis plutôt adepte des compromis, alors comment renouer en partie avec notre moi, insuffler cette fougue endormie et trouver un équilibre entre toutes nos vies?

Je vais peut être vous surprendre mais je n’ai pas la solution, et je fais appel à vos expériences, vos bons conseils et vos astuces. Qu’en pensez vous? Que feriez vous ou que faites vous déjà? Je vous invite à réagir sur le blog ou sur instagram, en commentaires, en MP. De tous vos témoignages (anonymes ou non, à vous de décider) j’écrirai la deuxième partie de cet article qui j’en suis sûre sera riche de vos histoires.

A vous de jouer !

Un commentaire sur “Parents, qui sommes nous à présent?

  1. Je crois comme toi qu’il est essentiel de savoir continuer à prendre soin de soi, et de son couple, alors qu’on est devenus parents. C’est un moyen d’enrichir toute la famille, car tout le monde en bénéficie si l’on conserve confiance en soi, épanouissement personnel et qu’on entretien la flamme avec l’autre parent, pour se rappeler que c’est l’amour qui est à l’origine de tout!
    Pour autant, il ne faut pas se leurrer, on ne peut plus – pour un temps du moins! – faire « comme avant ». Nos plannings et nos impératifs ne sont plus les mêmes, nos priorités et nos envies non plus.
    Alors, je crois qu’il faut savoir s’écouter à l’instant T, et communiquer avec son conjoint, aussi, pour se préserver des espaces et des moments à soi, et à deux – on en fait ce qu’on en veut, des extras de folie ou des moments doudoux-planplan, tant que ça nous convient et qu’on en tire une énergie renouvellée!

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